Encore un peu de lectures ?



Samedi 28 septembre à 10h30
Petit-déjeuner de présentation de la rentrée littéraire à la médiathèque du Pontiffroy !
En partenariat avec les Bibliothèques-Médiathèques de Metz, nous vous présentons nos coups de cœur pour avoir quelques repères parmi le flot de romans publiés à l’occasion de cette rentrée littéraire.

Rencontre avec Agnès Desarthe mardi 24 septembre à 18h30 pour « Le Château des Rentiers » paru aux éditions de l’Olivier et aux éditions Points.
En partenariat avec Les Journées Européennes de la Culture Juive.
En levant les yeux vers le huitième étage d’une tour du XIIIe arrondissement de Paris, Agnès rejoint en pensée Boris et Tsila, ses grands-parents, et tous ceux qui vivaient autrefois dans le même immeuble, rue du Château des Rentiers. Ces Juifs originaires d’Europe centrale avaient inventé jadis une vie en communauté, un phalanstère.
Le temps a passé, mais qu’importe puisque grâce à l’imagination, on peut avoir à la fois 17, 22, 53 et 90 ans : le passé et le présent se superposent, les années se télescopent, et l’utopie vécue par Boris et Tsila devient à son tour le projet d’Agnès. Vieillir ? Oui, mais en compagnie de ceux qu’on aime.
Telle est la leçon de ce roman plein d’humour et de devinettes – à quoi ressemble le jardin d’Éden ? quelle est la recette exacte du gâteau aux noix ? qu’est-ce qu’une histoire racontée à des sourds par des muets ? –, qui nous entraîne dans un voyage vertigineux à travers les familles et les générations.
Agnès Desarthe est romancière et traductrice de l’anglais. Outre de nombreux ouvrages pour la jeunesse, elle a publié « Un secret sans importance » (prix du Livre Inter 1996), « Dans la nuit brune » (prix Renaudot des lycéens 2010) ou encore « Une partie de chasse ». Elle est également l’auteur d’un essai consacré à Virginia Woolf avec Geneviève Brisac, « V.W. Le mélange des genres » et d’un essai autobiographique, « Comment j’ai appris à lire » (Stock, 2013). En 2015, « Ce cœur changeant » a remporté le Prix Littéraire du Monde.


Rencontre avec Joël Egloff
Le jeudi 19 septembre à 18h30
Pour Ces féroces soldats
Paru aux éditions Buchet-Chastel
C’est une histoire bien connue des Alsaciens et des Mosellans, celle d’un va-et-vient : français avant 1871, allemands jusqu’en 1919, puis français jusqu’en 1940, et à nouveau allemands jusqu’en 1945.
Mais l’histoire que nous raconte Joël Egloff est beaucoup plus intime. De la jeunesse de ses parents jusqu’à l’enrôlement de son père dans l’armée allemande à l’âge de 16 ans, on redecouvre ces familles sur les routes en 1939, « qui prennent ce qu’ils ont de mieux pour que l’on sache qu’ils sont des gens bien », un peu trop allemands et pas assez français. Puis le Service de Travail Obligatoire et les combats dans les Ardennes. Lorsque le tragique côtoie l’absurde il faut beaucoup de recherches, de minutie et de pudeur pour reconstituer ce qui n’a pas été dit. Joël Egloff coche toutes les cases et c’est une vie un peu floue dans la grande histoire trouble qui devient nette et vivante sous sa très belle plume.
Joël Egloff est né en 1970, en Moselle. Il vit et écrit à Metz. Il est l’auteur de cinq romans Edmond Ganglion et fils, Les Ensoleillés, Ce que je fais là assis par terre, L’homme que l’on prenait pour un autre, J’enquête, dont L’Etourdissement pour lequel il a obtenu en 2005 le prix du Livre Inter.

Nous vous proposons venir découvrir nos 30 titres favoris dans cette rentrée littéraire

Soirée poésie le jeudi 20 juin à 18h30
Rencontre et lectures avec Laurence Ermacova et Tristan Vodak à l’occasion de la parution de leurs recueils de poésie aux éditions du Bunker.
En présence de leur éditrice Hélène Lécot.
« Si c’est de la poésie, vous la reconnaîtrez » : voici la devise des éditions du Bunker. Parce que la poésie contemporaine s’est libérée des dernières contraintes formelles et assume la liberté de choisir le comment – le comment dire – elle se reconnaît aujourd’hui par la particularité du regard qu’elle porte sur le monde. Grave parfois, ironique souvent, mais nourri des luttes et des espoirs qui courent dans les jeunes générations : questions
écologiques, questions identitaires, questions politiques, redéfinition perpétuelle du beau et questionnement de l’héritage.

ÉVÉNEMENT : Frédéric Boyer et Olivier Cadiot seront à Metz cette semaine !
Directeur éditorial aux éditions Bayard avant de prendre la direction des éditions P.O.L, Frédéric Boyer a dirigé la fameuse traduction de la Bible des écrivains parue en septembre 2001.
Pour la première fois, des spécialistes des langues et des textes bibliques (hébreu, araméen et grec) avaient collaboré plus de 6 ans avec des écrivains contemporains (Marie N’Diaye, Emmanuel Carrère, Jean Echenoz, Anne Dufourmantelle, Jacques Roubaud, Florence Delay…) pour aboutir à une traduction entièrement renouvelée des textes bibliques.
Dans ce défi éditorial il avait été accompagné dès le départ par Olivier Cadiot, poète, écrivain et lui aussi traducteur.
Plus de vingt ans après, une nouvelle version est proposée aux lecteurs, mais aussi…aux auditeurs avec une mise en voix par Noam Morgensztern de la Comédie Française.
Frédéric Boyer et Olivier Cadiot seront à écouter à l’Hôtel de Ville (Salon de Guise) mercredi 5 juin à 18h30 lors d’une table ronde sur le thème de « Lire et écrire avec la Bible » en partenariat avec l’Université de Lorraine. Ils s’entretiendront avec Stéphanie Bertrand et Grégoire Laurent-Huyghues-Beaufond (Université de Lorraine) à propos de leur participation à cette grande entreprise poétique et intellectuelle et évoqueront aussi plus largement leur conception de la traduction et l’influence de cette expérience sur leur écriture littéraire.



Grande soirée de littérature américaine… Mercredi 29 mai à 18h30 !
Rencontre avec Benjamin Whitmer pour son nouveau roman Dead Stars paru aux éditions Gallmeister.
Colorado, 1986. Dominée par l’entreprise Stonewall et son usine de plutonium, Plainview est une company town, une ville ouvrière sinistre totalement dépendante de son unique employeur. C’est là que vit Hack Turner, un col bleu, avec ses enfants : sa fille Nat, âgée de dix-sept ans, et son fils Randy, qui en a quatorze. Un soir où Hack est absent, Nat appelle son père pour le prévenir que Randy a disparu. Suivent trois jours de recherches éperdue durant lesquels les Turner ne pourront guère compter sur le soutien des habitants de Plainview. L’ombre du grand-père plane sur la ville depuis des décennies, et Hack, pour avoir révélé des informations compromettantes sur son employeur, s’est mis à dos une grande partie de la population. Pour tout le monde, dire la vérité sur les failles de la sécurité nucléaire, c’est fragiliser les fondations d’une ville construite de toutes pièces au service d’une cause peu louable.
Le nouveau roman de Benjamin Whitmer raconte la quête frénétique d’un père à la recherche de son enfant dans une ville transformée en prison à ciel ouvert.
Benjamin Whitmer est né en 1972 et a grandi dans le sud de l’Ohio et au nord de l’État de New York. Il a publié des articles et des récits dans divers magazines et anthologies avant que ne paraisse son premier roman Pike en 2010. Traduit en français en 2012, ce texte a immédiatement séduit tous les amateurs du genre. En 2018, ce sera Évasion qui paraîtra en France, puis Les Dynamiteurs en septembre 2020.
Benjamin Whitmer vit aujourd’hui avec ses deux enfants dans le Colorado, où il passe la plus grande partie de son temps libre en quête d’histoires locales, à hanter les librairies, les bureaux de tabac et les stands de tir des mauvais quartiers de Denver.