Cet automne à la Cour des grands!

Lundi 8 octobre à 18h30: Rencontre avec Herbjorg Wassmo pour son roman Le testament de Dina paru aux éditions Gaïa
Vendredi 12 octobre à 18h30: Rencontre avec Nicolas Mathieu pour son roman Leurs enfants après eux paru aux éditions Actes Sud
Jeudi 18 octobre à 18h30: Soirée littérature policière exceptionnelle avec les éditions Rivages, les éditions Liana Levi, Hervé Le Corre et Emmanuel Grand
Vendredi 2 novembre à 18h30: Rencontre avec Serge Joncour pour son roman Chien-Loup paru aux éditions Flammarion
Samedi 10 novembre  à 16h30: Rencontre avec Michel Pastoureau pour son essai Le Loup, une histoire culturelle parution aux éditions du Seuil le 8 novembre
Jeudi 29 novembre à 18h30: Rencontre avec  Agnès Desarthe pour son roman La chance de leur vie paru aux éditions de l’Olivier
Vendredi 7 décembre à 18h30: Rencontre avec Thomas Vinau  en partenariat avec Pontiffroy poésie

 

Rencontre avec Thomas Vinau vendredi 7 décembre à 18h30

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Rencontre poétique avec Thomas Vinau
Le vendredi 7 décembre à 18h30
Lectures de Loïc Demey et Estelle Léopold
Cette rencontre est organisée en partenariat avec Pontiffroy Poésie et sera suivie d’une lecture par l’auteur à la médiathèque du Pontiffroy le samedi 8 décembre à 16h30.

Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse. Il va d’un sud à l’autre, Cahors, Montpellier, Pertuis. Il habite dans le Luberon avec sa petite famille. Et c’est par la poésie qu’il est entré « en littérature ».

La poésie, il la conçoit en prise directe avec la vie et non exempte d’humour. C’est elle qui l’accaparera pendant les premières années d’écriture. En 2011 paraît, aux éditions Alma, un premier roman « Nos cheveux blanchiront avec nos yeux », qui obtient un succès immédiat et sera réédité en poche chez 10/18 dès 2012. D’autres romans suivront mais la poésie y reste étroitement mêlée. Thomas Vinau aime à se définir comme « écrivain-fenêtre » qui observe le monde avec humour et humanité. Le quotidien est son terreau. Il y cultive des mots ordinaires avec l’ambition qu’ils parviennent à toucher l’universel. Et Thomas Vinau y réussit avec brio, projetant son lecteur bien au-delà des murs qui l’abritent. Cela avec modestie, ainsi que le décrit ce passage extrait de « Bleu de travail », l’une de ses dernières publications :

Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d’enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l’autre. Un oubli après l’autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

Les dieux, pour Thomas Vinau, seraient plutôt du côté des « clochards célestes », ces frères en écriture auxquels il rend volontiers hommage. Citons Autin-Grenier, Pirotte, Brautigan, Perros, Céline, les beats, Carver…la liste est bien plus longue.

Petite bibliographie non exhaustive:
– Comme un lundi, La Fosse aux Ours (2018)
– Juste après la pluie, Alma éditeur (2014)
– 76 Clochards Célestes ou presque, Le Castor Astral (2016)
– Des étoiles et des chiens, Le Castor Astral (2018)
– Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, Alma Éditeur (2011)
– Ici ça va, Alma Éditeur (2012)
– La Part des nuages, Alma Éditeur (2014)
– Le camp des autres, Alma Éditeur (2017)

Rencontre avec Agnès Desarthe le jeudi 29 novembre à 18h30

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Jeudi 29 novembre à 18h30

Rencontre avec Agnès Desarthe
pour son roman « La chance de leur vie »

paru aux éditions de l’Olivier

 

Hector, Sylvie et leur fils Lester s’envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l’entourent.
Fragile, rêveuse, Sylvie n’en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d’un groupe d’adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans.
Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l’Amérique, sans le savoir, s’apprête à élire Donald Trump.
Chez Agnès Desarthe, chaque personnage semble suivre un double cheminement. Car si les corps obéissent à des pulsions irrésistibles, il en va tout autrement des âmes tourmentées par le désir, la honte et les exigences d’une loyauté sans faille.
Mais ce qui frappe le plus dans cet admirable roman où la France est vue à distance, comme à travers un télescope, c’est combien chacun demeure étranger à son propre destin, jusqu’à ce que la vie se charge de lui en révéler le sens.
Agnès Desarthe est née en 1966. Romancière, elle a publié notamment : « Un secret sans importance » (prix du Livre Inter 1996), « Dans la nuit brune » (prix Renaudot des lycéens 2010) ou encore « Une partie de chasse », ainsi que de nombreux ouvrages pour la jeunesse.
Elle a également publié un essai consacré à Virginia Woolf avec Geneviève Brisac, « V.W. Le mélange des genres ». Son essai autobiographique « Comment j’ai appris à lire » (Stock, 2013) a connu un grand succès critique et public et son dernier roman, « Ce coeur changeant », a remporté en 2015 le Prix Littéraire du Monde.

Rencontre exceptionnelle avec Simone et Jacques Schwarz-Bart mercredi 28 et jeudi 29 novembre

Un événement Ciné art en partenariat avec Le livre à Metz, l’IRTS de Lorraine, le festival Passages et les JECJ

Mercredi 28 novembre
– à 18h: Film documentaire de Franck Cassenti Jacques Schwarz-Bart. La voix des ancêtres.
– à 20h30: concert Jazz Hazzan du quartet de Jacques Schwarz-Bart avec Frédéric Nardin au piano, Stéphane Kerecki à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie.

Jeudi 29 novembre à 20h: rencontre avec Simone Schwarz-Bart et lectures par Richard Bohringer

Billetterie sur cineart.metz.free.fr

Rencontre avec Michel Pastoureau le samedi 10 novembre à 16h30

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Rencontre avec Michel Pastoureau
Le samedi 10 novembre à 16h30
Pour son essai Le loup, une histoire culturelle
Parution aux éditions du Seuil le 8 novembre
La rencontre aura lieu derrière la librairie dans le restaurant situé dans la cour.

La peur du loup en Occident est un fait constant au fil des millénaires, avec cependant des périodes durant lesquelles cette peur du loup s’est faite moins grande.
La symbolique du loup antique est ambivalente, comme celle de la plupart des animaux : il y a un bon et un mauvais loup. Le mauvais loup, le loup terrible, le loup dont on se méfie, c’est celui des Germains, par exemple, et le loup Fenrir, dans la mythologie nordique, qui va mettre fin à la vie des dieux et à celle des Hommes en mangeant la lune et le soleil.
Inversement, chez les Romains, le loup, et surtout la louve, est valorisée avec l’histoire de Romulus et Rémus.
Mais la peur du loup, c’est plutôt une affaire de l’époque moderne : aux 16e-17e siècles, la peur est immense, et le fait que « Le petit chaperon rouge » soit publié par Perrault en 1697, ou que l’histoire terrible de la Bête du Gévaudan se situe dans les années 1760, sous le règne de Louis XV, est assez révélateur de la « modernité » de cette peur.

Michel Pastoureau est historien de la symbolique occidentale mondialement connu pour ses travaux sur l’histoire des couleurs en Occident. Directeur de recherches à l’École pratique des Hautes Études (EHESS), titulaire de la chaire d’histoire de la symbolique occidentale, il est également spécialiste de l’histoire des animaux et de leurs représentations. Parmi ses nombreux ouvrages publiés nous citerons:
« Rouge. Histoire d’une couleur » Le Seuil, 2016, « Le Roi tué par un cochon » Le Seuil, 2015, « Vert. Histoire d’une couleur » Le Seuil 2013, « Bestiaires du Moyen Âge, Le Seuil, 2011, « L’Art de l’héraldique au Moyen Âge » Le Seuil 2009, « Noir. Histoire d’une couleur » Le Seuil 2008 « L’Ours. Histoire d’un roi déchu, Le Seuil 2007, « Le Petit Livre des couleurs » avec Dominique Simonnet, Panama 2005, « Bleu. Histoire d’une couleur » Le Seuil 2002, « Dictionnaire des couleurs de notre temps » Bonneton, 1992.

Rencontre avec Serge Joncour le vendredi 2 novembre à 18h30 pour « Chien-Loup » paru aux éditions Flammarion

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Rencontre avec Serge Joncour
pour son roman Chien-Loup
paru aux éditions Flammarion

L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.

Serge Joncour raconte l’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot, et c’est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu’il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.

Né à Paris le 28 novembre 1961, Serge Joncour veut devenir nageur de combat. Il interrompt donc rapidement ses études de philosophie, faute de temps. Il exerce différents métiers : maître nageur, livreur de journaux, cuisinier, rédacteur publicitaire… Il voyage dans de nombreuses îles avant de se consacrer définitivement à l’écriture. En 1998, il publie son premier roman, Vu, qui le propulse sur le devant de la scène littéraire. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Situations délicatesL’Idole, L’écrivain national, L’amour sans le faire.  Il a reçu le prix Interallié en 2016 pour Repose-toi sur moi. Il est l’un des protagonistes de l’émission de radio « Des Papous dans la tête » sur France Culture.

 

Rencontre autour du roman noir: Hervé le Corre, Emmanuel Grand, les éditions Rivages et les éditions Liana Levi

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Jeudi 18 octobre à 18h30
Octobre à l’encre noire à la Cour des Grands:
Soirée littérature policière exceptionnelle en présence des éditions Rivages, des éditions Liana Levi, d’Emmanuel Grand et d’Hervé Le Corre.

Hervé Le Corre est natif de la région bordelaise où se situe nombre de ses romans. Il est l’auteur de plusieurs romans noirs primés L’homme aux lèvres de saphir en 2004, Les coeurs déchiquetés en 2009, Après la guerre en 2014. Son dernier ouvrage Prendre les loups pour des chiens est paru aux éditions Rivages.

Emmanuel Grand a passé son enfance en Vendée. Il est l’auteur de trois polars qui font de lui un des auteurs français de littérature policière les plus reconnus: Terminus Belz , Les salauds devront payer et Kisanga tous parus chez Liana Levi.

Rencontre avec Nicolas Mathieu le vendredi 12 octobre

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Rencontre avec Nicolas Mathieu
le vendredi 12 octobre à 18h30
pour son roman Leurs enfants après eux
paru chez Actes Sud

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Nicolas Mathieu est né à Épinal en 1978. Après des études d’histoire et de cinéma, il s’installe à Paris où il exerce toutes sortes d’activités instructives et presque toujours mal payées. En 2014, il publie chez Actes Sud « Aux animaux la guerre », adapté pour la télévision par Alain Tasma. Aujourd’hui, il vit à Nancy et partage son temps entre l’écriture et le salariat.