Rencontre avec Élise Goldberg En partenariat avec Les Journées Européennes de la Cuture Juive Le mercredi 13 septembre à 18h30 pour son premier roman Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie paru aux éditions Verdier
Un grand-père meurt. Une petite-fille récupère son frigo et l’installe dans sa cuisine. La porte à peine ouverte, nous franchissons la frontière de la Pologne juive, et c’est un monde qui se découvre, un monde de foie de volaille, d’«ognonnes », de « gefilte fish », la carpe farcie en yiddish.
La cuisine ashkénaze n’est peut-être pas la plus sexy, et le yiddish n’a pas toujours été une langue bien normée. Mais ce sont autant de saveurs et de couleurs, de mots et de sonorités, toute une culture et une histoire qu’Élise Goldberg nous restitue ici, dans ce premier livre aussi drôle qu’émouvant.
L’histoire familiale, dit la narratrice, est «un récit sans chair, dont ne subsisterait que la colonne, quelques arêtes» – une carpe, en quelque sorte, qu’il faut réussir à farcir si on veut l’aimer.
Élise Goldberg est née en 1973 et vit aux Lilas, près de Paris. Elle travaille dans l’édition et anime des ateliers d’écriture.
Jeudi 29 juin à 18h30 pour une soirée autour de Louise Michel à l’honneur dans son essai Notre guerre civile paru aux éditions Grasset.
Toute sa vie, Louise Michel, figure puissante de la Commune, féministe et anarchiste qui a dédié sa vie à la révolution, sera placée sous surveillance par la République et sa police, et plusieurs fois arrêtée. C’est en prison, qu’elle rédige ses mémoires.
Dans la lignée de sa série pour France Culture, Judith Perrignon nous offre le destin de cette femme exceptionnelle, en même temps qu’un voyage dans les archives officielles. Des procès, des rapports, des courriers, des rumeurs d’indics, des filatures, pour creuser au-delà d’une biographie, le sillage des révolutions jusqu’à la Commune, cette guerre civile française jamais nommée, si peu enseignée dans les classes, et parvenir à ce moment fondateur de la fin du 19ème siècle, «ce qu’on appelle la République française », ricanait Louise Michel dans une lettre envoyé depuis le bagne à ceux qui l’y avait envoyée. « Au revoir messieurs, à bientôt ! » signait-elle.
Portrait d’une femme, d’une époque agitée par l’idéal et les idées : Judith Perrignon fait entendre avec puissance et émotion les voix d’alors.
Judith Perrignon est une journaliste, écrivaine et essayiste.
Entrée en 1991 au journal Libération comme journaliste politique, elle fera un détour par la page « Portraits » du journal, avant de le quitter en avril 2007. Depuis, elle collabore en tant que pigiste aux revues Marianne, M, le magazine du Monde et XXI.
Rencontre avec Marie-Hélène Lafon le mercredi 31 mai à 18h30 pour Les Sources paru aux éditions Buchet-Chastel
Ce dernier roman de Marie-Hélène Lafon paru en janvier semble plus ramassé que les précédents mais dès les premières pages le texte se montre vif, puissant, douloureux. A travers trois périodes de la vie d’une femme, du début des années 1960 à nos jours dans une ferme du Cantal, elle éblouit et saisit son lecteur. Un mariage, trois enfants, mais une violence qui va ronger tous les membres de cette famille.
Marie-Hélène Lafon est professeure agrégée et écrivaine. Elle occupe une place singulière dans la littérature française depuis plus de 20 ans et chaque rencontre à la librairie est une expérience de lecture à voix haute et de découverte de l’écriture « à l’établi ». Elle avait reçu le prix Renaudot des lycéens en 2001 pour son premier roman Le Soir du chien. En 2020 Histoire du fils fut couronné par le prix Renaudot.
Re programmation de la rencontre avec Camille Froidevaux-Metterie Le mercredi 24 mai à 18h30 pour Pleine et douce paru aux éditions Sabine Wespieser
Philosophe et professeure en science politique, Camille Froidevaux-Metterie, est reconnue pour ses essais Le corps des femmes, la bataille de l’intime, Seins, en quête d’une libération aux éditions Points, et le très beau Un corps à soi paru aux éditions du Seuil. Elle s’attache depuis plusieurs années à l’élaboration théorique d’un « féminisme corporel » et sur les moyens de la réappropriation de ce corps dans la société actuelle. Pleine et douce est son premier roman paru aux éditions Sabine Wespieser. La parole est ici donnée à un cercle de personnages féminins de générations différentes pour parler de corps, de sexualité, d’amour et d’amitié mais aussi des préoccupations multiples que peuvent traverser les femmes tout au long d’une vie. Pleine et douce est un roman polyphonique à l’écriture marquante et enveloppante qui prolonge les thèmes traités par Camille Froidevaux-Metterie dans ses essais.
Rencontre avec Joseph Incardona le dimanche 16 avril à 11h30 Pour son roman Les corps solides paru aux éditions Finitudes.
Après La soustraction des possibles, l’écrivain Joseph Incardona dénonce avec brio, dans Les Corps solides, le penchant d’une société moderne à la cupidité et au voyeurisme. À travers un récit haletant, Anna, mère courage aussi touchante que désespérée, est prête à tout pour que son enfant vive un jour une vie meilleure. Mais à quel prix ?
Joseph Incardona (né en 1969) est Suisse d’origine italienne. Il est l’auteur d’une quinzaine de romans ou de recueils de nouvelles. Il est aussi scénariste pour la BD, le cinéma ou la télévision, dramaturge et réalisateur (un long métrage en 2013 et plusieurs courts métrages).
Vendredi 14 avril à 18h, rencontre avec Aslak Nore dans le cadre du Festival Le Livre à Metz pour son premier roman « Le Cimetière de la mer » paru aux éditions Le bruit du monde.
Fascinante saga romanesque autour des secrets d’une grande famille norvégienne.
Dans la lignée des thrillers scandinaves, le journaliste et écrivain Aslak Nore nous emporte dans un récit phénoménal, machiavélique et captivant.
Rencontre avec Thierry Gillybœuf le jeudi 30 mars à 18h30 pour la traduction de Herman Melville – Poésies parue aux éditions Unes
Est paru cet automne aux très belles éditions Unes la première traduction intégrale en français des recueils poétiques de Herman Melville (1819-1891). Très diverse dans la forme comme dans les thématiques, la poésie de Melville constitue en quelque sorte le troisième « acte » de son œuvre, après la période des romans (1846-1857) et celles des nouvelles (1853-1856). En 1846, Melville avait fait une entrée fracassante en littérature avec le récit autobiographique romancé de son séjour parmi les cannibales taïpis sur une île des Mariannes, Taïpi, qui avait rencontré un franc succès. Mais dix années et neuf romans plus tard, la critique et les lecteurs se sont détournés de son œuvre, incomprise de ses contemporains, auprès de qui il passe pour un écrivain à la folie obscène. C’est la « malédiction Melville », née d’un malentendu, car il était considéré avant tout comme un auteur de récits d’aventures exotiques, nourris de sa propre expérience de marin. Mais quand, à seulement trente-deux ans, avec déjà cinq romans derrière lui il se lance dans une toute autre aventure romanesque, dont l’envergure et la modernité ne laissent pas de surprendre, avec Moby Dick, la magistrale épopée de la Baleine Blanche, et l’ambitieux Pierre ou les Ambiguïtés, l’échec de ces deux livres est aussi écrasant que le génie qui les anime.
Alors qu’il n’a pas encore quarante ans, Melville ne publiera plus jamais le moindre ouvrage en prose de son vivant, et se tourne désormais vers la poésie. Bien que son œuvre poétique reste assez méconnue, il peut revendiquer d’avoir porté la poésie américaine sur les fonts baptismaux, aux côtés de ses exacts contemporains Emily Dickinson (1830-1886) et Walt Whitman (1819-1892).
Thierry Gillyboeuf est un écrivain et traducteur français né à Lille. Il est le traducteur de nombreux écrivains et poètes anglais, américains et italiens (Pico Iyer, E. E. Cummings, Wallace Stevens, Marianne Moore, William Carlos Williams, Les Murray, Salvatore Quasimodo, Italo Svevo, Leonardo Sinisgalli, Rudyard Kipling, Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson, Eugenio De Signoribus, Fabiano Alborghetti Derek Walcott, Herman Melville, etc.). Il est, d’autre part, l’auteur de préfaces et d’ouvrages critiques. Plusieurs ouvrages collectifs ont paru sous sa responsabilité autour de Remy de Gourmont (Cahiers de l’Herne), Georges Perros (La Termitière), et E. E. Cummings (Plein Chant) notamment. En 2018, il publie avec Christian Garcin une traduction des nouvelles intégrales d’Edgar Poe aux éditions Phebus.
La rencontre avec Camille Froidevaux-Metterie est reportée au mercredi 24 mai en raison des perturbations ferroviaires et de la journée de mobilisation du jeudi 23 mars.