En octobre…




Rencontre avec Laurent Petitmangin
le jeudi 21 septembre à 18h30
pour son livre Les Terres Animales
paru aux éditions de la Manufacture de Livres.
Il y avait là de petites villes avec leurs églises, quelques commerces, des champs, et au loin, la centrale. C’était un coin paisible entouré de montagnes et de forêts. Jusqu’à l’accident. Il a fallu évacuer, condamner la zone, fuir les radiations. Certains ont choisi de rester malgré tout. Trop de souvenirs les attachaient à ces lieux, ils n’auraient pas vraiment trouvé leur place ailleurs. Marc, Alessandro, Lorna, Sarah et Fred sont de ceux-là. Leur amitié leur permet de tenir bon, de se faire les témoins inutiles de ce désert humain à l’herbe grasse et à la terre empoisonnée. Rien ne devait les faire fléchir, les séparer. Il suffit pourtant d’une étincelle pour que renaisse la soif d’un avenir différent : un enfant bientôt sera parmi eux.
Laurent Petitmangin est né en 1965 en Lorraine au sein d’une famille de cheminots. Il passe ses vingt premières années à Metz, puis quitte sa ville natale pour poursuivre des études supérieures à Lyon. Grand lecteur, il écrit depuis une quinzaine d’années. Ce qu’il faut de nuit, son premier roman est paru en 2020 et a remporté un vif succès en France et à l’international. Une adaptation cinématographique de ce roman sortira en salle en 2024.

Rencontre avec Élise Goldberg
En partenariat avec Les Journées Européennes de la Cuture Juive
Le mercredi 13 septembre à 18h30
pour son premier roman Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie
paru aux éditions Verdier
Un grand-père meurt. Une petite-fille récupère son frigo et l’installe dans sa cuisine. La porte à peine ouverte, nous franchissons la frontière de la Pologne juive, et c’est un monde qui se découvre, un monde de foie de volaille, d’«ognonnes », de « gefilte fish », la carpe farcie en yiddish.
La cuisine ashkénaze n’est peut-être pas la plus sexy, et le yiddish n’a pas toujours été une langue bien normée. Mais ce sont autant de saveurs et de couleurs, de mots et de sonorités, toute une culture et une histoire qu’Élise Goldberg nous restitue ici, dans ce premier livre aussi drôle qu’émouvant.
L’histoire familiale, dit la narratrice, est «un récit sans chair, dont ne subsisterait que la colonne, quelques arêtes» – une carpe, en quelque sorte, qu’il faut réussir à farcir si on veut l’aimer.
Élise Goldberg est née en 1973 et vit aux Lilas, près de Paris. Elle travaille dans l’édition et anime des ateliers d’écriture.




Rencontre avec Judith Perrignon
Jeudi 29 juin à 18h30 pour une soirée autour de Louise Michel à l’honneur dans son essai Notre guerre civile paru aux éditions Grasset.
Toute sa vie, Louise Michel, figure puissante de la Commune, féministe et anarchiste qui a dédié sa vie à la révolution, sera placée sous surveillance par la République et sa police, et plusieurs fois arrêtée. C’est en prison, qu’elle rédige ses mémoires.
Dans la lignée de sa série pour France Culture, Judith Perrignon nous offre le destin de cette femme exceptionnelle, en même temps qu’un voyage dans les archives officielles. Des procès, des rapports, des courriers, des rumeurs d’indics, des filatures, pour creuser au-delà d’une biographie, le sillage des révolutions jusqu’à la Commune, cette guerre civile française jamais nommée, si peu enseignée dans les classes, et parvenir à ce moment fondateur de la fin du 19ème siècle, «ce qu’on appelle la République française », ricanait Louise Michel dans une lettre envoyé depuis le bagne à ceux qui l’y avait envoyée. « Au revoir messieurs, à bientôt ! » signait-elle.
Portrait d’une femme, d’une époque agitée par l’idéal et les idées : Judith Perrignon fait entendre avec puissance et émotion les voix d’alors.
Judith Perrignon est une journaliste, écrivaine et essayiste.
Entrée en 1991 au journal Libération comme journaliste politique, elle fera un détour par la page « Portraits » du journal, avant de le quitter en avril 2007. Depuis, elle collabore en tant que pigiste aux revues Marianne, M, le magazine du Monde et XXI.

Rencontre avec Marie-Hélène Lafon
le mercredi 31 mai à 18h30
pour Les Sources
paru aux éditions Buchet-Chastel
Ce dernier roman de Marie-Hélène Lafon paru en janvier semble plus ramassé que les précédents mais dès les premières pages le texte se montre vif, puissant, douloureux. A travers trois périodes de la vie d’une femme, du début des années 1960 à nos jours dans une ferme du Cantal, elle éblouit et saisit son lecteur. Un mariage, trois enfants, mais une violence qui va ronger tous les membres de cette famille.
Marie-Hélène Lafon est professeure agrégée et écrivaine. Elle occupe une place singulière dans la littérature française depuis plus de 20 ans et chaque rencontre à la librairie est une expérience de lecture à voix haute et de découverte de l’écriture « à l’établi ».
Elle avait reçu le prix Renaudot des lycéens en 2001 pour son premier roman Le Soir du chien. En 2020 Histoire du fils fut couronné par le prix Renaudot.

Re programmation de la rencontre avec Camille Froidevaux-Metterie
Le mercredi 24 mai à 18h30
pour Pleine et douce
paru aux éditions Sabine Wespieser
Philosophe et professeure en science politique, Camille Froidevaux-Metterie, est reconnue pour ses essais Le corps des femmes, la bataille de l’intime, Seins, en quête d’une libération aux éditions Points, et le très beau Un corps à soi paru aux éditions du Seuil.
Elle s’attache depuis plusieurs années à l’élaboration théorique d’un « féminisme corporel » et sur les moyens de la réappropriation de ce corps dans la société actuelle.
Pleine et douce est son premier roman paru aux éditions Sabine Wespieser.
La parole est ici donnée à un cercle de personnages féminins de générations différentes pour parler de corps, de sexualité, d’amour et d’amitié mais aussi des préoccupations multiples que peuvent traverser les femmes tout au long d’une vie. Pleine et douce est un roman polyphonique à l’écriture marquante et enveloppante qui prolonge les thèmes traités par Camille Froidevaux-Metterie dans ses essais.

Rencontre avec Joseph Incardona
le dimanche 16 avril à 11h30
Pour son roman Les corps solides
paru aux éditions Finitudes.
Après La soustraction des possibles, l’écrivain Joseph Incardona dénonce avec brio, dans Les Corps solides, le penchant d’une société moderne à la cupidité et au voyeurisme. À travers un récit haletant, Anna, mère courage aussi touchante que désespérée, est prête à tout pour que son enfant vive un jour une vie meilleure. Mais à quel prix ?
Joseph Incardona (né en 1969) est Suisse d’origine italienne. Il est l’auteur d’une quinzaine de romans ou de recueils de nouvelles. Il est aussi scénariste pour la BD, le cinéma ou la télévision, dramaturge et réalisateur (un long métrage en 2013 et plusieurs courts métrages).
Rencontre animée par Christophe Prévost