Rencontre avec José Miguel Pérez-Sierra le dimanche 26 novembre à l’Arsenal



Ils se nomment Bourgeois et leur patronyme est aussi un mode de vie. Ils sont huit frères et deux soeurs, nés à Paris entre 1920 et 1940. Ils grandissent dans la trace de la Grande Guerre et les prémices de la seconde. Aux places favorites de la société bourgeoise – l’armée, la marine, la médecine, le barreau, les affaires –, ils sont partie prenante des événements historiques et des évolutions sociales. De la décolonisation à l’après-Mai 68, leurs existences embrassent toute une époque. La marche du monde ne décourage jamais leur déploiement.
De Jules l’aîné à Marie la dernière, l’apparition et la disparition des personnages, leurs aspirations et leurs engagements rythment la formidable horlogerie de ce roman très différent d’une simple saga familiale. Car c’est ici le siècle qui se trouve reconstruit par brèves séquences discontinues, telle une vaste mosaïque où progressivement se détachent les portraits des dix membres de la fratrie – et un peu leurs aïeux, et déjà leurs enfants.
Sur cette vertigineuse ronde du temps, Alice Ferney pose un regard de romancière et d’historienne. À hauteur de contemporain elle refait la traversée. Allant sans cesse du singulier au collectif, du destin individuel à l’épopée nationale, elle donne à voir l’Histoire en train de se faire, les erreurs, les silences coupables, les choix erronés qu’explique la confusion du présent. Ample et captivant, Les Bourgeois s’avère ainsi une redoutable analyse de nos racines : un livre qui passe tout un siècle français au tamis du roman familial.

En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée contre rançon par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause, à la stupéfaction générale de l’establishment qui s’empresse de conclure au lavage de cerveau.
Professeure invitée pour un an dans une petite ville des Landes, l’Américaine Gene Neveva se voit chargée de rédiger un rapport pour l’avocat de Patricia Hearst, dont le procès doit bientôt s’ouvrir à San Francisco. Un volumineux dossier sur l’affaire a été confié à Gene. Pour le dépouiller, elle s’assure la collaboration d’une étudiante, la timide Violaine, qui a exactement le même âge que l’accusée et pressent que Patricia n’est pas vraiment la victime manipulée que décrivent ses avocats…
Avec ce roman incandescent sur la rencontre décisive de trois femmes “kidnappées” par la résonance d’un événement mémorable, Lola Lafon s’empare d’une icône paradoxale de la “story” américaine pour tenter de saisir ce point de chavirement où l’on tourne le dos à ses origines. Servi par une écriture incisive, Mercy, Mary, Patty s’attache à l’instant du choix radical et aux procès au parfum d’exorcisme qu’on fait subir à celles qui désertent la route pour la rocaille.

Fleur Breteau se sert dans ce livre de son expérience de plusieurs années de travail dans l’équipe d’un lovestore. Comme l’indique le titre, il s’agit d’abord d’amour : de l’amour qui va, de l’amour qui ne va pas, de l’amour qui pourrait aller mieux, des conseils drôles ou pathétiques que sollicitent les clients. C’est ici qu’interviennent les accessoires du titre, sont-ils des béquilles ou des boulets pour l’amour ? A travers un éventail de saynètes, Fleur Breteau montre que les accessoires le restent (accessoires). Et puis, ironie de la situation, elle se découvre une grand-tante sulfureuse, qui a fait carrière jadis dans le même domaine qu’elle. Un premier roman d’une lecture facile et distrayante qui vous introduira dans un univers que vous ne soupçonnez pas forcément.


1516 Leonard traverse les Alpes avec la Joconde, 1816, l’année sans été, 1916 Verdun, la Somme, 2016….
Quand l’Europe est menacée, elle recherche dans son histoire d’autres repères. Mais suffit-il d’énumérer des références prestigieuses, des moments fondateurs et des personnalités hors du commun pour refonder l’Europe grâce à la culture quand la politique semble échouer?



En février et mars !
Vendredi 13 janvier à 18h à la médiathèque Verlaine: soirée de lancement de la résidence Poursuite avec Naomie Valovits et le collectif Liminal 4
Jeudi 12 mars à 18h30 : rencontre avec Philippe Fusaro pour son roman Solo tu paru aux éditions Sabine Wespieser
Mercredi 18 mars à 18h30 : rencontre dans le cadre de la résidence Poursuite avec Naomie Valovits et Phoebe Hadjimarkos Clarke lauréate du prix du livre Inter pour son roman Aliène paru aux éditions du Sous-Sol
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