Rencontre « premier roman » avec Gabriella Zalapi le samedi 23 février

51503776_2351361111750723_7855863632448454656_n

Les rencontres premiers romans sont de retour! En partenariat avec Le Livre à Metz et les Bibliothèques-Médiathèques de Metz.
Rendez-vous le samedi 23 février à 11h à la Médiathèque Jean-Macé de Metz Borny.
Et pour cette première en 2019 nous sommes très heureux de vous faire découvrir un roman paru aux éditions Zoé Antonia Journal 1965-1966 de Gabriella Zalapi.
 
Antonia est mariée sans amour à un bourgeois de Palerme, elle étouffe. À la mort de sa grand-mère, elle reçoit des boîtes de documents, lettres et photographies, traces d’un passé au cosmopolitisme vertigineux. Deux ans durant, elle reconstruit le puzzle familial, d’un côté un grand-père juif qui a dû quitter Vienne, de l’autre une dynastie anglaise en Sicile. Dans son journal, Antonia rend compte de son enquête, mais aussi de son quotidien, ses journées-lignes. En retraçant les liens qui l’unissent à sa famille et en remontant dans ses souvenirs d’enfance, Antonia trouvera la force nécessaire pour réagir.
Roman sans appel d’une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies qui amplifient la puissance du texte.
Anglaise, italienne et suisse, Gabriella Zalapi a vécu à Palerme Genève, New York, habite aujourd’hui Paris. Ses longs séjours à Cuba et en Inde ont également été déterminants pour donner corps à l’une de ses préoccupations essentielles : comment une identité se construit ? Artiste plasticienne formée à la Haute école d’art et de design à Genève, Gabriella Zalapì puise son matériau dans sa propre histoire familiale. Elle reprend photographies, archives, souvenirs pour les agencer dans un jeu troublant entre histoire et fiction. Cette réappropriation du passé, qui s’incarnait jusqu’ici dans des dessins et des peintures, Gabriella la transpose cette fois à l’écrit et livre son premier roman, Antonia, sensible et saisissant.

Rencontre avec Eric Fiat le samedi 2 février à 11h

cvt_ode-a-la-fatigue_5853

Rencontre avec Eric Fiat
Le samedi 2 février à 11h
Pour Ode à la fatigue paru aux éditions de l’Observatoire
Cette rencontre sera animée par Pierre Ravenel, sociologue.
Éric Fiat est philosophe, professeur d’Ethique médicale à l’Université Paris-Est et à l’AP-HP.

Phénomène universel et pourtant peu traité par les grands écrivains et philosophes, la fatigue est le démon mesquin de la quotidienneté. Comment vivre avec elle, qui rend parfois si difficile la vie ?

Est-il possible de pratiquer les vertus d’Aristote (le courage, la tempérance, l’altruisme) quand nous sommes épuisés ? La fatigue n’élargit-elle pas l’écart qui toujours existe entre ce que nous sommes et ce que nous devrions, ou voudrions être, nous qui ne sommes ni des héros ni des saints ?

Pour Éric Fiat, ce n’est pas en luttant contre elle, mais en composant avec elle qu’il est possible de nous en faire une amie. Car s’il existe de mauvaises fatigues (dont le burn out est la plus méchante des formes), ne désespérons pas d’en vivre aussi de bonnes. Le philosophe montre alors qu’il n’est pas impossible à un homme fatigué un mardi après-midi pluvieux de novembre d’aimer encore la vie. Et entonne une ode à la fatigue pleine de musique et d’humour : distinguée de la paresse (qui est une sorte de fatigue par anticipation ou une anticipation de la fatigue), la fatigue a une puissance de décantation qui peut révé- ler la beauté des visages que le temps a altérés.

Vous pourrez retrouver Eric Fiat à 16h à la salle Claude Lefebvre de l’Arsenal pour une causerie sur l’accompagnement de la fin de vie en liminaire du spectacle « Requiem pour L ».

Rencontre avec Thomas Vinau vendredi 7 décembre à 18h30

46513453_2306891796197655_5596224472655855616_n

Rencontre poétique avec Thomas Vinau
Le vendredi 7 décembre à 18h30
Lectures de Loïc Demey et Estelle Léopold
Cette rencontre est organisée en partenariat avec Pontiffroy Poésie et sera suivie d’une lecture par l’auteur à la médiathèque du Pontiffroy le samedi 8 décembre à 16h30.

Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse. Il va d’un sud à l’autre, Cahors, Montpellier, Pertuis. Il habite dans le Luberon avec sa petite famille. Et c’est par la poésie qu’il est entré « en littérature ».

La poésie, il la conçoit en prise directe avec la vie et non exempte d’humour. C’est elle qui l’accaparera pendant les premières années d’écriture. En 2011 paraît, aux éditions Alma, un premier roman « Nos cheveux blanchiront avec nos yeux », qui obtient un succès immédiat et sera réédité en poche chez 10/18 dès 2012. D’autres romans suivront mais la poésie y reste étroitement mêlée. Thomas Vinau aime à se définir comme « écrivain-fenêtre » qui observe le monde avec humour et humanité. Le quotidien est son terreau. Il y cultive des mots ordinaires avec l’ambition qu’ils parviennent à toucher l’universel. Et Thomas Vinau y réussit avec brio, projetant son lecteur bien au-delà des murs qui l’abritent. Cela avec modestie, ainsi que le décrit ce passage extrait de « Bleu de travail », l’une de ses dernières publications :

Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d’enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l’autre. Un oubli après l’autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

Les dieux, pour Thomas Vinau, seraient plutôt du côté des « clochards célestes », ces frères en écriture auxquels il rend volontiers hommage. Citons Autin-Grenier, Pirotte, Brautigan, Perros, Céline, les beats, Carver…la liste est bien plus longue.

Petite bibliographie non exhaustive:
– Comme un lundi, La Fosse aux Ours (2018)
– Juste après la pluie, Alma éditeur (2014)
– 76 Clochards Célestes ou presque, Le Castor Astral (2016)
– Des étoiles et des chiens, Le Castor Astral (2018)
– Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, Alma Éditeur (2011)
– Ici ça va, Alma Éditeur (2012)
– La Part des nuages, Alma Éditeur (2014)
– Le camp des autres, Alma Éditeur (2017)

Rencontre avec Agnès Desarthe le jeudi 29 novembre à 18h30

41761499_2269470149939820_1897517264337371136_o.jpg

Jeudi 29 novembre à 18h30

Rencontre avec Agnès Desarthe
pour son roman « La chance de leur vie »

paru aux éditions de l’Olivier

 

Hector, Sylvie et leur fils Lester s’envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l’entourent.
Fragile, rêveuse, Sylvie n’en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d’un groupe d’adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans.
Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l’Amérique, sans le savoir, s’apprête à élire Donald Trump.
Chez Agnès Desarthe, chaque personnage semble suivre un double cheminement. Car si les corps obéissent à des pulsions irrésistibles, il en va tout autrement des âmes tourmentées par le désir, la honte et les exigences d’une loyauté sans faille.
Mais ce qui frappe le plus dans cet admirable roman où la France est vue à distance, comme à travers un télescope, c’est combien chacun demeure étranger à son propre destin, jusqu’à ce que la vie se charge de lui en révéler le sens.
Agnès Desarthe est née en 1966. Romancière, elle a publié notamment : « Un secret sans importance » (prix du Livre Inter 1996), « Dans la nuit brune » (prix Renaudot des lycéens 2010) ou encore « Une partie de chasse », ainsi que de nombreux ouvrages pour la jeunesse.
Elle a également publié un essai consacré à Virginia Woolf avec Geneviève Brisac, « V.W. Le mélange des genres ». Son essai autobiographique « Comment j’ai appris à lire » (Stock, 2013) a connu un grand succès critique et public et son dernier roman, « Ce coeur changeant », a remporté en 2015 le Prix Littéraire du Monde.

Rencontre exceptionnelle avec Simone et Jacques Schwarz-Bart mercredi 28 et jeudi 29 novembre

Un événement Ciné art en partenariat avec Le livre à Metz, l’IRTS de Lorraine, le festival Passages et les JECJ

Mercredi 28 novembre
– à 18h: Film documentaire de Franck Cassenti Jacques Schwarz-Bart. La voix des ancêtres.
– à 20h30: concert Jazz Hazzan du quartet de Jacques Schwarz-Bart avec Frédéric Nardin au piano, Stéphane Kerecki à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie.

Jeudi 29 novembre à 20h: rencontre avec Simone Schwarz-Bart et lectures par Richard Bohringer

Billetterie sur cineart.metz.free.fr

Rencontre avec Michel Pastoureau le samedi 10 novembre à 16h30

41976544_2270856649801170_7851356102926008320_n (1)

Rencontre avec Michel Pastoureau
Le samedi 10 novembre à 16h30
Pour son essai Le loup, une histoire culturelle
Parution aux éditions du Seuil le 8 novembre
La rencontre aura lieu derrière la librairie dans le restaurant situé dans la cour.

La peur du loup en Occident est un fait constant au fil des millénaires, avec cependant des périodes durant lesquelles cette peur du loup s’est faite moins grande.
La symbolique du loup antique est ambivalente, comme celle de la plupart des animaux : il y a un bon et un mauvais loup. Le mauvais loup, le loup terrible, le loup dont on se méfie, c’est celui des Germains, par exemple, et le loup Fenrir, dans la mythologie nordique, qui va mettre fin à la vie des dieux et à celle des Hommes en mangeant la lune et le soleil.
Inversement, chez les Romains, le loup, et surtout la louve, est valorisée avec l’histoire de Romulus et Rémus.
Mais la peur du loup, c’est plutôt une affaire de l’époque moderne : aux 16e-17e siècles, la peur est immense, et le fait que « Le petit chaperon rouge » soit publié par Perrault en 1697, ou que l’histoire terrible de la Bête du Gévaudan se situe dans les années 1760, sous le règne de Louis XV, est assez révélateur de la « modernité » de cette peur.

Michel Pastoureau est historien de la symbolique occidentale mondialement connu pour ses travaux sur l’histoire des couleurs en Occident. Directeur de recherches à l’École pratique des Hautes Études (EHESS), titulaire de la chaire d’histoire de la symbolique occidentale, il est également spécialiste de l’histoire des animaux et de leurs représentations. Parmi ses nombreux ouvrages publiés nous citerons:
« Rouge. Histoire d’une couleur » Le Seuil, 2016, « Le Roi tué par un cochon » Le Seuil, 2015, « Vert. Histoire d’une couleur » Le Seuil 2013, « Bestiaires du Moyen Âge, Le Seuil, 2011, « L’Art de l’héraldique au Moyen Âge » Le Seuil 2009, « Noir. Histoire d’une couleur » Le Seuil 2008 « L’Ours. Histoire d’un roi déchu, Le Seuil 2007, « Le Petit Livre des couleurs » avec Dominique Simonnet, Panama 2005, « Bleu. Histoire d’une couleur » Le Seuil 2002, « Dictionnaire des couleurs de notre temps » Bonneton, 1992.